Introduction
Poème 2
Poème 6
Poème 12
Mon Hiroshima
Poème pour le maté
Imprévisiblement prévisible
Mon amphétamine
Hay dia sin, hay dia con
Le Plongeon
Mon Antares
Asi es
Je suis mort
L’histoire d’un pendu ép 1
Le bourrin
Naissance d’un monstre
La place
Poème pour HIROSHIMA
Mère de la paisibilité
Subrepticement je m'éclipse
Impossible Agnosie
Monde réel
Hommage à Nietzsche
Vomissements
L’étudiante
L’impossible possible
Ma lavandière
Une île
En réponse…
Puta Vida

 

Vomissements

Il y a des gens qui, pour oublier
Le mirage absurde de leur escalier
Quotidien se terminant en spirale,
Inondent leurs reins du Dieu éthylique
Afin de beaucoup mieux dégobiller
Par ce déféqueux purgatoire buccal
Et dans cette albâtre cuve périodique,
Toutes leurs frustrations et leurs paniques,
Leurs misères et leurs pauvretés sociales.

Il y a des gens qui, pour s'égailler
Dans un monde informel, appareillé,
Contaminent dans l'artifice et blessent
Leurs neurones, alors devenues flexibles,
Afin de beaucoup mieux dégobiller
Leurs iris dévoués à la paresse
Et se rendre, de façon indescriptible,
Aveugle et sourd, en un mot insensible,
A toutes ces pressions qui les compressent.

Il y a des gens qui, pour effrayer
La perfection d'un silence prié,
Abreuvent leur bouche d'infinis blasphèmes
Que les actes ne seraient dominer,
Afin de beaucoup mieux dégobiller
Leur haine indéterminable et suprême
Les conduisant au chemin deviné,
Et trouver la réponse imaginée
A tous leurs insupportables problèmes.

Domestiqués et très bien infectés,
Ces gens sont intégrés et respectés.
Moi, j'ai décidé de dégobiller
Tout ce qui trotte dans ma pauvre tête
Par des lignes fécondes d'unité
Et par des mots qui veulent être empaillés.
Inconforme, il faut donc que je m'apprête,
Comme le pensait, jadis, Epictète,
A être sur-le-champ, pour toujours, raillé.