Introduction
Poème 2
Poème 6
Poème 12
Mon Hiroshima
Poème pour le maté
Imprévisiblement prévisible
Mon amphétamine
Hay dia sin, hay dia con
Le Plongeon
Mon Antares
Asi es
Je suis mort
L’histoire d’un pendu ép 1
Le bourrin
Naissance d’un monstre
La place
Poème pour HIROSHIMA
Mère de la paisibilité
Subrepticement je m'éclipse
Impossible Agnosie
Monde réel
Hommage à Nietzsche
Vomissements
L’étudiante
L’impossible possible
Ma lavandière
Une île
En réponse…
Puta Vida

 

Mon Antares

En un fin fond austral par une nuit estivale
D'où Antares scintille d'un parfait zénithal,
S'en fut pour toujours ma plus sublime des étoiles.

Elle s'extirpa du sol comme elle quitta mon coeur
Pour partir tout la haut dans un lointain songeur
En lâchant un murmure simplement ravageur.

La traînée poudreuse qu'elle me légua en partant,
Déchirant le ciel comme mon pauvre palpitant,
Embellit d'harmonie ce divin firmament.

La trace nébuleuse de son envol impérial
Se fondit tendrement en un flot lacrymal
Enveloppant mon visage d'une tristesse inégale.

Avachis sur cette Terre où mon coeur s'enflamma,
Mes deux globes inondés d'un vaporeux plasma
Perdirent alors de vue ce rayonnement gamma.

Mon étoile s'en alla à une folle vitesse
Au paroxysme même de ce noble céleste:
Je perdis pour toujours ma divine Antares.