Introduction
Poème 2
Poème 6
Poème 12
Mon Hiroshima
Poème pour le maté
Imprévisiblement prévisible
Mon amphétamine
Hay dia sin, hay dia con
Le Plongeon
Mon Antares
Asi es
Je suis mort
L’histoire d’un pendu ép 1
Le bourrin
Naissance d’un monstre
La place
Poème pour HIROSHIMA
Mère de la paisibilité
Subrepticement je m'éclipse
Impossible Agnosie
Monde réel
Hommage à Nietzsche
Vomissements
L’étudiante
L’impossible possible
Ma lavandière
Une île
En réponse…
Puta Vida

 

Texte d'introduction

Poème 12

Une Cordillère dans toute sa beauté,
Un lac dans toute sa sérénité,
Mais un pouce toujours en inactivité.
C'est ce que retient mon manque d'expérimentation
Après un mois de préparation.

Des lèvres complètement déchiquetées,
Un désert entier à affronter,
Une chiasse d'enfer à évacuer.
C'est ce que retient mon épiderme extérieur
Après deux mois de labeur.

Des nuits glaciales à supporter,
Une fin du Monde à visiter,
Et la rencontre de tant d'amitiés.
C'est ce que retient ma voûte encéphalique
Après trois mois cryogéniques.

Une Patagonie à traverser,
Quelques lobos à photographier,
Des hippies de proximité.
C'est ce que retient ma mem'
Après quatre mois de ventilation extrême.

De Bariloche lieu à squatter,
A Talca lieu à méditer,
Des volcans toujours en activités.
C'est ce que retient ma surcharge de patience
Après cinq mois de souffrance espérance.

Un endroit magique plein de tranquillité,
Une équipe comique pleine de spontanéité,
Et une nostalgie à jamais effacée.
C'est ce que retient l'ensemble de ma vision
Après six mois d'Araucanisation.

Un Manu toujours aussi survolté,
Des bains qui virent plutôt dans la ferruginosité,
Des wagons que l'on finit par accepter.
C'est ce que retient mon sens du spiritisme
Après sept mois de clandestinisme.

Un fils de Dieux dans toute sa vérité,
Des cataractes de virtuosité,
Un chemin de fer d'ingéniosité.
C'est ce que retient ma chevelure de corsaire
Après huit mois d'ex-croissance capillaire.

Une Argentine impérialement clôturée,
Un salar de planéité,
Des pieds, mais alors vraiment éclatés.
C'est ce que retient mon index qui fait clic
Après neuf mois de gestation artistique.

La Paz, merveille de l'Humanité?
Un lac partiellement retrouvé,
Des ruines volontairement boycottées.
C'est ce que retient mon âme de déontologiste
Après dix mois à jouer l'andiniste.

Une Cordillère prématurément terminée,
Une chaleur prématurément retrouvée,
Des terroristes plutôt énervés.
C'est ce que retient mon artefact anormal
Après onze mois de mise en forme tropicale.

Plus d'émotion graphique à capter,
Une Amazonie de virtualité,
Pour Ariane je me contenterai de la télé.
C'est ce que retient mon circuit synaptique
Après douze mois sympathicomimétiques.

Sept pays traversés,
Trois cent trente et un lieux contemplés,
Neuf cent dix sept personnes côtoyées,
Quatre mille quatre cent quarante deux photos obturées,
Trente quatre mille trois cent soixante kilomètres effectués,
Deux mille cinq cent trente sept fois le pouce levé,
Trois cent soixante quinze fois avec efficacité.
C'est ce que retient mon électroencéphalo
Après trois cent trente huit jours de pure Antholo....... gie